A partir du 9 septembre au cinéma, découvrez ou redécouvrez LA FEMME DU DIMANCHE (La Donna della Domenica) de Luigi Comencini, une formidable comédie policière en version restaurée tirée du célèbre roman du duo Fruttero et Lucentini.
Avec Marcello Mastroianni, Jean-Louis Trintignant et Jacqueline Bisset.
Italie – 1975 – 105 min – Drame – Couleur – 1,37
Tamasa distribution

La trame:
Garrone, un riche architecte turinois, a été retrouvé mort chez lui. L’inspecteur Santamaria est chargé de l’enquête. Les suspects sont nombreux : Anna Carla Dosio, la veuve désœuvrée d’un industriel, Massimo Campi, un ami homosexuel de la victime, et Lello Riviera, son amant et petit fonctionnaire, sont tour à tour soumis aux questions pertinentes de Santamaria. L’assassinat de Riviera, qui menait sa propre enquête, brouille les pistes.
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Voici ce qu’en écrivait Irene Bignardi dans La Repubblica (extrait du dossier de presse) :
Dans le Turin des mystères, le meurtre aussi est chic! Il fut un temps où était répandue en Italie la conviction que le « Giallo », le noir et toutes ses variations n’étaient pas « chose italienne » – cette idée nourrissait des débats animés de théories savantes : on y parlait de Dieu, de fatalisme méditerranéen, de catholicisme et d’autres raisons pour lesquelles il ne pouvait pas exister. Le policier conjuguant qualité et succès n’existait pas. Mais un jour de 1972, deux messieurs aussi célèbres qu’excentriques donnèrent à un éditeur un volume de plus de 500 pages : « La femme du dimanche » signés Lucentini et Fruttero. C’est ainsi que le polar entra dans la vie des Italiens. Etait-ce vraiment un roman policier ? Il y avait bien un cadavre, même deux. Il y avait un mystère : qui a tué l’odieux architecte Garrone en lui fendant la tête avec un phallus en pierre ? Il y avait un réseau de secrets, de suspects, d’intérêts… Et il y avait un commissaire que tous adoraient : d’abord parce qu’il cassait le stéréotype du policier méridional, brutal et ignorant, et ensuite parce que trois ans plus tard Luigi Comencini donna le rôle à Marcello Mastroianni..
Mais à bien y regarder, « La femme du dimanche » est avant tout un portrait de Turin, une ville à part, cachottière, élégante er discrète. C’est le portrait d’un pays à peine sorti du miracle économique qui entre dans les années de plomb, un pays qui voyait en Turin une capitale discrète et évidente, à la fois industrielle et aristocrate, une capitale périphérique mais influente, une ville sévère et ironique. Or l’ironie est la clé de l’écriture et l’essence même de « La femme du dimanche » : une écriture toute imprégnée de légèreté, d’humour, entrelacée de citations du réel au goût de pastiche, une écriture capable d’écouter et de reproduire avec un naturel littéraire absolu, le langage quotidien des gens bien ou pas, de cueillir les manières et les nuances des conversations. « La femme du dimanche », c’est le plaisir de redécouvrir une autre Italie, un autre Turin : une Italie plus élégante et plus limpide, un Turin plus fort et plus solaire…







































