Expo Luca Giordano, le triomphe du baroque napolitain. Visite-guidée Altritaliani en italien.

Altritaliani propose à ses internautes une visite-guidée en italien de cette exposition par Barbara Musetti, docteur en histoire de l’art et guide-conférencière. Attention! EN RAISON DES GRĒVES, MANIFESTATIONS ET DE LA POSSIBLE FERMETURE DU PETIT-PALAIS, le visite prévue mardi 10 décembre est reportée au jeudi 16 janvier 2020, rendez-vous à 15h15. Voir modalités d’inscription en fond de page. Il reste encore quelques places.

Luca Giordano, Diana ed Endimione. Vérone, museo di Castelvecchio. Photo Umberto Tomba.

Du 14 novembre au 23 février, le Petit Palais consacre une rétrospective à Luca Giordano, grand maître de la peinture napolitaine du XVIIe siècle grâce à des prêts exceptionnels de toiles monumentales. Son art flamboyant va de pair avec une grande maîtrise technique et un sens inné de la couleur. Il a réalisé plus de 5000 œuvres au cours de sa vie et séduit l’Europe du Seicento par sa virtuosité et sa rapidité d’exécution, d’où son surnom “Luca fa presto”, c’est-à-dire “Luca qui va vite”.

Grâce aux prêts exceptionnels accordés par le musée national de Capodimonte de Naples, la rétrospective Luca Giordano (1634 – 1705) retrace la carrière prolifique de ce peintre baroque, héritier de Véronèse.

L’artiste napolitain connaît gloire et renommée à son époque. Remarqué dès l’enfance pour son talent, il est influencé par son maître depuis l’adolescence, José de Ribera. Celui-ci est un fervent représentant du ténébrisme, courant pictural où les formes principales sont illuminées et contrastent avec l’arrière-plan très sombre. Mais les voyages de Luca Giordano le mènent aussi dans les grands centres artistiques de l’Italie: Rome où il découvre Raphaël et le Caravage, Parme où il découvre Véronèse.

Saint Janvier intercédant pour la cessation de la peste de 1656, photo Studio digital Speranza

Luca Giordano se distingue par son style unique et baroque: de Véronèse, il hérite de la maîtrise des couleurs chaudes et lumineuses et du goût pour les grandes fresques ornementales ; de Ribera, le goût pour le ténébrisme ; de Pierre de Cortone, le talent pour les grandes compositions d’inspiration antique et religieuse. De toutes ces influences naissent des tableaux foisonnants, où Giordano joue avec le ténébrisme pour ne mettre en valeur que deux ou trois personnages, revêtus d’habits colorés. Ses toiles et surtout ses fresques réalisées dans de grands édifices religieux le mèneront jusqu’à la cour d’Espagne.

Fort de son succès, Luca Giordano finit par élaborer une véritable industrie autour de ses peintures, n’intervenant que pour y apporter une touche finale. Il écope ainsi du surnom «Luca Fa Presto» (Luca fait vite) et d’une réputation d’artiste quelque peu superficiel. Trois siècles plus tard, le Petit Palais remet sur le devant de la scène cet artiste majeur, dont les voyages ont forgé.

Petit Palais saison napolitaine
Luca Giordano, Lucrèce et Tarquin, crédits photo Studio Digital Speranza

Modalités d’inscription à la visite-guidée Altritaliani

  1. Envoyer votre demande d’inscription par mail à evolena@altritaliani.net
  2. Après confirmation de sa part sur la disponibilité, validez votre inscription par l’envoi d’un chèque de 14€ à l’ordre d’Altritaliani (51 avenue de La Motte-Picquet, 75015 Paris) pour la visite-conférence.
  3. Sur place le jour de la visite, vous aurez à régler en espèces le billet d’entrée au Petit-Palais. Le tarif groupe est à 11€, sauf pour les personnes bénéficiant de la gratuité ou détentrices de la carte Paris Musées. Il sera toutefois demandé à tous les participants 1,50€ de participation au droit de parole.  La responsable Altritaliani se chargera des formalités de billetterie pour l’ensemble du groupe.
  4. L’entrée se fera par la porte « accueil des groupes » du Petit Palais. Celle-ci se trouve de plein-pieds, à droite du grand escalier d’entrée au Petit-Palais (donc ne montez pas les marches !).
  • Petit Palais
  • Avenue Winston-Churchill 75008 Paris
Article précédentStrano paese la Francia. Storia di una democrazia debole e di scioperi continui e infiniti.
Article suivantLe Festival De Rome à Paris est de retour au cinéma l’Arlequin. 13 – 17 décembre 2019
Evolena
Michèle Gesbert est née à Genève. Après des études de langues et secrétariat de direction elle s'installe à Paris dans les années '70 et travaille à l'Ambassade de Suisse (culture, presse et communication). Suit une expérience associative auprès d'enfants en difficulté de langage et parole. Plus tard elle attrape le virus de l'Italie, sa langue et sa/ses culture(s). Contrairement au covid c'est un virus bienfaisant qu'elle souhaite partager et transmettre. Membre-fondatrice et présidente d'Altritaliani depuis 2009. Coordinatrice et animatrice du site.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.