Vidéo. Entretien avec l’écrivain Walter Siti autour de son roman « Au feu de Dieu ».

Vidéo d’une rencontre à Paris – en italien sous-titrée en français – avec Walter Siti, lauréat du prix Strega 2013 pour Résister ne sert à rien (Métailié, 2014) et du récent Au feu de Dieu (Verdier, 2017), qui a fait couler beaucoup d’encre.

Né à Modène en 1947, Walter Siti a enseigné la littérature à la prestigieuse Ecole normale de Pise après y avoir fait ses études. Critique littéraire, il a dirigé l’édition des œuvres complètes de Pier Paolo Pasolini et publié plusieurs essais importants consacrés à la poésie italienne avant de débuter sa « seconde carrière », celle de romancier. Paru en 1994, son premier roman Leçons de nu (Verdier 2012) marque le début d’une œuvre féconde : huit romans et de nombreux récits parus à ce jour, parmi lesquels Au feu de Dieu.

« Walter Siti occupe une place à part dans le panorama littéraire italien. Il cultive son penchant pour la provocation avec soin, élégance et sans modération. Cependant, il ne s’agit jamais d’une provocation gratuite. Ses romans secouent des certitudes, renversent des hiérarchies établies. A sa sortie, « Au feu de Dieu » a créé la polémique en Italie. […]

« Au feu de Dieu » est un livre profond, tourmenté autant que son protagoniste. Un livre où le choix audacieux d’un contenu dérangeant est soutenu par le courage d’un style magnifique, très personnel, souvent anguleux, parfois direct et abrupt » (Stefano Palombari, responsable du site L’Italie à Paris, que notre rédaction remercie pour le partage de la vidéo qui suit).

Walter Siti, Au feu de Dieu. Trad. de l’italien par Martine Segonds-Bauer. Verdier, 378 p., 24€ – Parution : août 2017

Présentation:

Leo est prêtre à Milan : un excellent prêtre, au plus près du message révolutionnaire de l’Évangile, ouvert, généreux, tenaillé par une intelligence implacable, un prédicateur capable de mobiliser ses ouailles, un homme plein d’esprit, profond et pétillant.

Leo est un homme de foi – il est le théâtre intime de la lutte avec Satan, le tentateur, le provocateur, le semeur de zizanie.

Leo se trouve au centre d’une constellation de destins qui font de la Milan moderne la scène d’une comédie humaine dont Siti a donné ailleurs les clefs – on pense à La Contagion. Le voilà qui accompagne une danse macabre : ce sont des migrants désespérés, des enfants abandonnés, des bourgeois corrompus, des couples déchirés. Pour tous et pour chacun, Leo est là.

Mais avant d’être ordonné, Leo avait découvert son penchant pour les jeunes garçons et lorsque Massimo surgit, qu’il avait aimé alors qu’il était encore un enfant, ce qui devait s’écrouler s’écroule. Ce passé qui revient comme une condamnation ou comme une blessure bouleverse d’autant plus le lecteur que tout l’attache à Leo. Ce n’est pas par Massimo que le scandale arrive, mais par l’onde de choc qu’il provoque et qui ravive des braises peut-être jamais éteintes.

Il est temps, alors de tout passer au feu de Dieu.

Approfondissements – petite revue de presse

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