Sortie au cinéma de Fantozzi, une comédie cultissime en Italie et inédite en France

En cette période estivale, Tamasa Distribution sort en salles en France à partir de mercredi 21 juillet une comédie italienne culte et populaire qui franchit pour la première fois la frontière de l’hexagone, un film de 1975 en copie restaurée : Fantozzi de Luciano Salce, avec Paolo Villaggio, Gigi Reder et Anna Mazzamauro. Ugo Fantozzi est un personnage que tous les italiens connaissent et que beaucoup adorent, une référence dans le panorama du cinéma comique qu’il est temps de découvrir chez nous.

Paolo Villaggio jouit en Italie d’une réputation considérable. Ses articles publiés dans L’Europeo, devenus ensuite des livres à succès, ses prestations d’abord au cabaret puis à la télévision, ses interprétations au cinéma, en ont fait une image familière pour le public, un individu dont la rondeur et l’air ahuri ont tout de suite constitué une caricature identifiable entre mille. Né à Gênes en 1932 et décédé à Rome en 2017, Paolo Villaggio est une des grandes figures du spectacle italien, même si son nom – à la différence de beaucoup d’autres – n’a pas franchi jusqu’ici les Alpes.

Villaggio joue le rôle de son personnage fétiche Fantozzi et interprète une série d’épisodes, basés sur des histoires de son propre livre, d’une manière que beaucoup comparent à Buster Keaton.

Fantozzi, l’anti-héros du film et de ses livre, est comptable dans une grande entreprise. C’est un employé de bureau basique et stoïque, un mari, un père ordinaire, sans cesse en proie à un monde de difficultés qu’il ne surmonte jamais malgré tous ses efforts. Rien, mais absolument rien ne lui réussit. Il va même au-devant de catastrophes qui s’enchaînent l’une après l’autre. « Il encaisse tout mais ne coule pas. Il est indestructible. Jamais si tendre que dans la méchanceté, si drôle que dans le tragique, si courageux que dans la lâcheté… ou l’inverse. » Il est à la fois ridicule et touchant et s’inscrit parfaitement dans la tradition de la comédie italienne où l’on rit, mais souvent jaune.

Pour conclure et vous inciter à aller voir le film, citons les mots de Roberto Benigni :

«Paolo Villaggio a été le plus grand clown de sa génération. Un clown immense. Et les clowns sont comme les grands poètes : ils sont rarissimes. … N’oublions pas qu’avant lui, nous avions des masques régionaux comme Pulcinella ou Pantalone. Avec Fantozzi, il a véritablement inventé le premier grand masque national. Quelque chose d’éternel. Il nous a humiliés à travers Ugo Fantozzi, et corrigés. Corrigés et humiliés, il y a là quelque chose de vraiment noble, n’est-ce pas ? Quelque chose qui rend noble. Quand les gens ne sont plus capables de se rendre compte de leur nullité, de leur misère ou de leurs folies, c’est alors que les grands clowns apparaissent ou les grands comiques, comme Paolo Villaggio.»

Italie – 1975 – 1h48 – Couleur – 1,85 – DCP Version restaurée

BANDE ANNONCE :

https://vimeo.com/564526510

Cette semaine: PARIS Reflet Médicis, STRASBOURG : L’Odyssée, NIMES Le sémaphore

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