Cinéma italien en France: Euforia, un film de Valeria Golino

Ce film délicat, entre rire et larmes, est le second réalisé par l’artiste napolitaine et confirme son talent de réalisatrice et directrice d’acteurs. Il a été présenté en concours au Festival de Cannes 2018 dans la section « Un certain regard ». Sa sortie nationale française est prévue le mercredi 20 février.

Altritaliani.net

Avec notamment Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea, Isabella Ferrari, Valentina Cervi, Jasmine Trinca

Comédie dramatique – 2018 / Italie / Couleur / Durée 115mn

SYNOPSIS

Deux frères que tout semble opposer vont apprendre à se découvrir et à s’aimer.
Matteo (Riccardo Scamarcio), extravagant, extraverti, jongle avec la facilité de ceux qui ont réussi. Il est organisateur d’événements chics et culturels, amateur d’art, d’hommes, d’excès, de luxe et de fêtes. Il mène une existence opulente et survoltée bien loin du milieu petit-bourgeois dans lequel il a grandi. Son grand frère Ettore (Valerio Mastandrea) est son exact contraire. Clown triste, introverti, il joue jusqu’à la corde avec les silences. Père de famille mélancolique, il n’a pas quitté sa ville natale.

Matteo apprend, après avoir montré des radios à un ami médecin, que son frère aîné est atteint d’une tumeur au cerveau. Il décide d’accueillir le malade chez lui, à Rome, pour qu’il puisse recevoir les meilleurs soins. La famille, y compris le principal intéressé, ne sait rien de la gravité de la maladie.

Quand l’austérité et la fantaisie se rencontrent, la vie les emporte dans un tourbillon de tendresse et d’euphorie.

NOTE DE LA RÉALISATRICE

L’Euphorie est cette sensation belle et dangereuse qui surprend les plongeurs en grande profondeur : une sensation de bonheur, de liberté totale. C’est là que la décision de remonter doit être immédiate, avant qu’il ne soit trop tard, avant d’être perdu à jamais.
Matteo et Ettore sont deux hommes qui, d’une certaine façon, ont décidé de se perdre.
Matteo regarde le monde du haut de son duplex, c’est un narcissique qui cultive la distraction et le fait avec l’argent, la drogue, le sexe, la réussite, le culte du physique. Ettore, lui, cache ses échecs, son insatisfaction, son manque de courage derrière un masque de désillusion et de sarcasme.
Leurs certitudes réciproques vacillent quand Matteo découvre que son frère est malade et qu’il décide de lui cacher la vérité. De son côté, Ettore choisit de se laisser aller, de se laisser guider, de croire son frère et son hybris qui le pousse à penser qu’il peut tout contrôler, tout gagner.
En m’inspirant de faits réels arrivés à des personnes qui me sont chères, j’ai abordé cette histoire,avec les scénaristes Francesca Marciano et Valia Santella et avec la collaboration de Walter Siti, comme un objet fragile et précieux pour tenter, avec les protagonistes, de croquer notre contemporanéité.

Ce présent qui semble nier constamment la réalité transitoire et irrationnelle propre à la condition humaine et qui nous donne l’illusion d’avoir le contrôle absolu de nos vies, de nos corps, de pouvoir vaincre le temps, fuir la douleur. La maladie, en revanche, est le lieu même de la fragilité.
Elle nous met face aux limites de notre expérience humaine, mais aussi à ce qu’elle contient de plus profond et de plus précieux. Et c’est en ce sens qu’elle amène les protagonistes à affronter leur hypocrisie et à se reconnaître. Ettore et Matteo choisissent de ne plus repousser le moment de leur prise de conscience, ils choisissent de remonter à la surface.

BON PLAN POUR LES LECTEURS ALTRITALIANI :

Invitations pour deux personnes à tenter de gagner à l’occasion de la sortie nationale du film en écrivant à Altritaliani.partenariats@yahoo.fr avec la mention « Euforia » et votre adresse postale. Les gagnants seront tirés au sort. Jeu-concours terminé.

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