L’enseignement de l’italien en France et la réforme du Lycée. Soutenez la pétition SIES!

L’enseignement de l’italien en France est frappé de plein fouet par la nouvelle réforme du lycée. Fort inquiète de cette situation, l’Association des Italianistes de l’Enseignement supérieur (SIES) lance la pétition «Faut-il retirer la Joconde des collections du Louvre?» adressée à Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation Nationale. Notre équipe la relaie volontiers en version bilingue et soutient avec conviction cette campagne d’adhésion.

Un article publié sur le Corriere della Sera le 14 avril 2019 vient appuyer la pétition lancée par la SIES et signée notamment par des intellectuels français et italiens (Canfora, Ginzburg, Fabbri….) : Appello degli intellettuali a Macron: non emarginate la lingua italiana.

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Faut-il retirer la Joconde des collections du Louvre ?

Léonard de Vinci s’est éteint en France, à Amboise voilà 500 ans, le 2 mai 1519. Les histoires de France et d’Italie sont étroitement liées depuis bien longtemps et l’amitié franco-italienne est tout autant le fruit de l’histoire culturelle de nos deux nations que de leurs fructueux échanges économiques : l’Italie est en effet encore et toujours le 2e partenaire économique de la France.

Pourtant, l’enseignement de l’italien en France est frappé de plein fouet par la nouvelle réforme du lycée qui bouleverse l’enseignement des LV3, et le nombre de postes mis au concours connaît depuis deux années une chute historique : en deux ans, à l’agrégation externe ce nombre a été divisé par deux (avec 5 postes seulement en 2019), et celui du Capes externe est passé de 28 à 16. Il était encore de 35 en 2016, 2015, 2014, et de 64 en 2013.
Aucune autre langue vivante, dans la même période, n’a subi des amputations aussi violentes, mettant en péril l’existence même d’un réseau disciplinaire jusque-là voué à satisfaire une demande qui ne décroît pas. Cet effondrement du nombre de postes ne correspond donc à aucune désaffection des jeunes Français pour l’italien ; cette politique vexatoire ne reflète en rien la situation sur le terrain, mais anticipe peut-être la programmation de la fin de l’enseignement d’une troisième Langue Vivante qui constitue le vivier de l’italien en France.

Nous, signataires de ce texte, femmes et hommes attachés plus que jamais à l’amitié franco-italienne, convaincus qu’elle doit être soutenue politiquement, car elle est cruciale pour le destin de l’Europe, exigeons un geste fort du Ministère de l’Éducation Nationale, à savoir le rétablissement d’un nombre de postes qui pérennise l’enseignement de l’italien (au moins 12 à l’agrégation externe, 35 au Capes externe), et un plan d’accompagnement de la réforme en faveur de l’italien comme langue de spécialité. Nous demandons aussi qu’on mette fin aux zones blanches et que l’italien soit proposé dans des établissements de l’enseignement public de tous les départements français : les effectifs de débutants explosent dans les Universités, car les étudiants n’ont pas eu la possibilité d’apprendre la langue de leur choix au collège ou au lycée.

Laisser dépérir l’enseignement de l’italien en France est aussi insensé que d’ôter la Joconde des collections du Louvre, que de bannir Dante, Machiavel, Galilée, Verdi ou Eco de notre patrimoine culturel. Détruire l’enseignement de l’italien en France revient à effacer une partie de l’histoire et de la richesse de la France, à briser les liens précieux qui unissent depuis toujours France et Italie : l’amitié entre la France et l’Italie est une nécessité vitale, et la culture en est le cœur.

Pour l’heure et malgré nos tentatives réitérées, M. BLANQUER et son Ministère n’ont pas jugé bon de nous recevoir…

Signez la pétition en ligne ! https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-faut-il-retirer-la-joconde-des-collections-du-louvre

LA SIES

Contact: administrateur@sies-asso.org
https://www.sies-asso.org/

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Ritirare la Gioconda dalle collezioni del Louvre ?

Leonardo da Vinci è morto in Francia, a Amboise, 500 anni fa, il 2 maggio del 1519. La storia della Francia e quella dell’Italia sono strettamente legate da moltissimo tempo, e l’amicizia franco-italiana è il risultato non solo dei fecondi scambi economici tra i due paesi, ma anche della loro storia culturale. Se l’Italia continua ad essere il secondo partner commerciale della Francia, l’insegnamento dell’italiano in Francia è però colpito molto severamente dalla nuova riforma del liceo, che scombussola l’insegnamento di una terza lingua vivente. Inoltre, il numero dei posti messi a concorso conosce da un paio d’anni una caduta senza precedenti : negli ultimi due anni, all’agrégation esterna questo numero è stato dimezzato (con soli 5 posti nel 2019), e quello del CAPES esterno è passato da 28 a 16. I posti erano ancora 35 nel 2016, 2015, 2014, e 64 nel 2013.

Nessun’altra lingua vivente, nello stesso periodo, ha subito amputazioni tanto violente, che mettono in pericolo l’esistenza stessa di una rete disciplinare fin là destinata a soddisfare una domanda che non sta invece diminuendo. Questo crollo del numero di posti non corrisponde dunque a nessuna disaffezione dei giovani francesi per la lingua italiana; questa politica vessatoria non riflette in nulla la situazione sul terreno, ma anticipa forse la programmazione della fine dell’insegnamento di una terza lingua vivente, che costituisce il vivaio dell’italiano in Francia.

Noi, firmatari di questo testo, donne e uomini affezionati più che mai all’amicizia franco-italiana, convinti che essa deve essere sostenuta politicamente poiché essa è cruciale per il destino dell’Europa, esigiamo un gesto forte da parte del Ministero dell’Éducation Nationale, cioè il ristabilimento di un numero di posti tale da consolidare l’insegnamento dell’italiano (almeno 12 all’agrégation esterna, 35 al CAPES esterno), e un progetto di accompagnamento della riforma in favore dell’italiano come lingua di specialità. Chiediamo anche che si metta fine alla politica di eccessiva concentrazione geografica dell’insegnamento dell’italiano e che esso sia proposto nelle scuole pubbliche di ogni dipartimento francese : il numero degli studenti che vogliono cominciare l’italiano all’università è in fortissima crescita, poiché questi studenti non hanno avuto la possibilità di studiare alla scuola media o al liceo la lingua che avrebbero voluto scegliere.

Lasciar morire l’insegnamento dell’italiano in Francia è tanto insensato quanto ritirare la Gioconda dalle collezioni del Louvre, o espungere Dante, Machiavelli, Galileo, Verdi o Eco dal nostro patrimonio culturale. Distruggere l’insegnamento dell’italiano in Francia significa cancellare una parte della storia e della ricchezza della Francia, spezzare i legami preziosi che uniscono da sempre Francia e Italia : l’amicizia tra Francia e Italia è una necessità vitale, e la cultura ne è il cuore pulsante.

Firma la petizione on-line! https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-faut-il-retirer-la-joconde-des-collections-du-louvre

LA SIES

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