Michel-Ange (Il peccato), un film d’Andreï Konchalovsky

Le film “Michel-Ange” d’Andreï Konchalovsky revient en salles en France à partir du 19 mai. Un vrai coup de cœur que nous vous conseillons de découvrir si vous ne l’avez pas vu à sa sortie (le 21 octobre dernier). L’audacieux réalisateur russe multi-primé de 83 ans n’a rien perdu de sa vigueur ni de son audace et, quelle joie, les cinémas rouvrent!

Florence, au début du XVIe siècle. Même s’il est considéré comme un génie par ses contemporains, Michelangelo Buonarroti est réduit à la pauvreté après son combat pour terminer le plafond de la chapelle Sixtine. Lorsque son commanditaire – et chef de la famille Della Rovere – le pape Jules II meurt, Michel-Ange devient obsédé par l’idée de trouver le meilleur marbre pour terminer son tombeau. La loyauté de l’artiste est mise à l’épreuve lorsque son successeur, le pape Léon X – de la famille rivale des Médicis –, accède à la papauté et lui passe une nouvelle commande lucrative : la réalisation de la façade de la basilique San Lorenzo à Florence. Obligé de mentir afin de conserver les faveurs des deux familles, Michel-Ange est victime de suspicion et d’hallucinations qui le mènent à faire un examen de sa propre morale et de son art.

« […] Pour Konchalovsky, un voyage de huit ans à la découverte du véritable Michel-Ange et des failles qui se cachaient sous son génie, ce qui a finalement mené […] au personnage tourmenté et impétueux de Michel-Ange, tantôt modeste et vaniteux, extravagant et misanthrope, pingre et généreux, violent, évasif et intransigeant, ce qui contraste avec le sublime de son art. Michel-Ange (Il Peccato) ne s’intéresse qu’à une partie spécifique de la vie de Michel-Ange. Andreï Konchalovsky évite de mythifier son sujet et capture la saveur de la Renaissance, une époque souvent affadie et idéalisée pour le grand écran. L’équipe de production a contacté plusieurs historiens qui ont apporté leur expertise afin de s’assurer que les choix artistiques respectaient la réalité historique, y compris dans les décors, les accessoires, les costumes, la musique, les coiffures et le maquillage, afin que chaque scène dégage une véritable authenticité. « Je ne veux pas voir de jolis portraits dans le cadre. Je veux voir des gens avec des vêtements sales, couverts de sueur et de salive. L’odeur doit traverser l’écran et atteindre les spectateurs », a souhaité Konchalovsky. » 

Et encore :

« Michel-Ange (Il peccato) a été conçu comme une « vision », un genre populaire à la fin du Moyen Âge qui a culminé avec la Divine Comédie de Dante. Ce genre pousse à de multiples interprétations des personnages et des événements, éclairant la conscience d’un génie ; celle d’un homme de la Renaissance avec ses superstitions, ses exaltations, son mysticisme et sa foi dans les miracles. Je voulais montrer non seulement l’essence de Michel-Ange, mais également les couleurs, les odeurs et les saveurs de son époque, sanglante et cruelle, mais belle et inspirée. La poésie du film provient de l’entrelacement de la barbarie, omniprésente à l’époque, et de l’extraordinaire capacité de l’œil humain à capturer l’éternelle beauté du monde et de l’humanité, qui devrait être transmise aux générations à venir. » (Andreï Konchalovsky, Notes de production, Il Peccato, 2019)

19 mai 2021 / 2h 16min / Biopic, Historique, Drame
De Andrey Konchalovsky
Avec Alberto Testone, Jakob Diehl, Francesco Gaudiello
Nationalités Russe, Italien

Pour les salles, consultez Allociné à ce lien: https://www.allocine.fr/seance/film-277997/pres-de-115756/d-3/

2 Commentaires

  1. Hélas, je n’arrive pas à partager votre avis.
    Je me suis terriblement ennuyée et suis sortie de la salle en n’ayant certes pas vécu un grand moment de cinéma.
    Je ne suis pas rentrée dans le film et n’ai pas cru au(x) personnage(s).
    J’ai souffert des longueurs, des passages « fourre-tout », des dialogues où, par souci didactique, viennent se mêler dans la bouche des personnages des explications venant éclairer les événements et les enjeux historiques, sans que cela ne soit convaincant ni même pertinent, selon moi.
    Et donc, à trop rechercher le réalisme esthétique et historique, cela finit par sonner creux et faux.
    C’est dur et risqué de réussir un biopic au cinéma, tout inventif que le parti pris puisse paraître.

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