Lisa Ginzburg invitée à présenter son roman: Au pays qui te ressemble (Per Amore).

L’équipe de La Libreria, en collaboration avec les Editions Verdier, vous invite jeudi 14 février à 19h à rencontrer l’écrivaine italienne Lisa Ginzburg à l’occasion de la sortie en traduction française de son livre : « Au pays qui te ressemble » (Per Amore). Lisa Ginzburg vit et travaille à Paris depuis plusieurs années. Pour qui ne pourra pas se rendre à La Libreria ce soir-là, nous signalons une session de rattrapage le mercredi 20 février, à 19h, à la Maison de l’Amérique latine, 217 Bd Saint Germain, Paris 7ème.

LISA GINZBURG

AU PAYS QUI TE RESSEMBLE
(Per Amore)

editions verdier La Libreria Maison Amérique latine

Editions Verdier – Edizioni Marsilio
Traduction de Martin Rueff
Sortie le 7 février 2019

Nous recevons Lisa Ginzburg, une nouvelle fois… Le plaisir de l’avoir parmi nous est constant ! Nous attendions cette sortie française avec impatience: les Editions Verdier, qui fêtent d’ailleurs leurs 40 magnifiques premières années, publient la traduction de son beau roman «Per amore» (Marsilio Editore).

Vituca, une documentariste italienne qui vit à Paris tombe amoureuse de Ramos, un chorégraphe brésilien au talent éclatant. Si tout les sépare, la géographie, la culture, la personnalité, ce qui les sépare les attire et ils se marient. Mais comment s’aimer au loin ? Le roman analyse d’abord les efforts pour faire durer une relation contrainte de dépasser toutes sortes de frontières, qui ne sont pas uniquement géographiques. Faire vivre un amour à distance, dans ce récit, c’est jouer avec ses propres limites. Se rapprocher alors ? Chacun voudrait que l’autre « songe à la douceur / d’aller là-bas vivre ensemble ! ».

Marsilio EditoreMais là-bas n’est jamais si doux. Et le Brésil de Ramos est âpre, rude, aussi inquiétant qu’attirant. La tragédie avance, implacable, derrière les efforts des amants. Elle aboutit au drame effroyable et au deuil. Derrière sa magnifique puissance vitale, Ramos cachait des secrets, une intime tragédie, un destin plus encore qu’un caractère.

C’est ce destin entrelacé au sien comme une plante grimpante que la narratrice parcourt en recomposant le temps perdu. Reconstruire, lire les signes qu’on avait négligés, ou voulu négliger, c’est l’opération méticuleuse à laquelle nous sommes ici conviés. N’est-il pas vrai, au reste, que c’est à la fin du drame que l’on comprend les signes qui l’annonçaient ?

Ce qui frappe plus que tout, c’est la tenue d’une langue à la fois lyrique, quand elle évoque l’accablement sensoriel du Brésil, et analytique. En effet, l’auteure ne se départit jamais d’une intelligence scrupuleuse qui fait d’elle une moraliste classique capable de scruter les replis du cœur et les mensonges à soi dont se nourrit l’amour. L’amour est plus fort que la mort, mais la mort est plus forte que lui. Restent alors l’intelligence du désastre et la beauté de l’écriture.

La rencontre se déroulera en français (mais l’italien s’y invitera forcément !) et s’achèvera sur un verre amical.

Parmi les publications de Lisa Ginzburg, on peut citer: SPIETATI I MANSUETI (Gaffi 2016), BUONGIORNO MEZZANOTTE, TORNO A CASA (Gaffi/Italo Svevo 2018), PURA INVENZIONE (Marsilio 2018).

N.d.r. Autre rencontre prévue:

Le mercredi 20 février, 19h,
MAISON DE L’AMERIQUE LATINE
217, BD SAINT-GERMAIN – 75007 PARIS
TEL.01 49 54 75 00
En compagnie de Thiphaine Samoyault.
http://www.mal217.org/fr/agenda/liza-ginzburg

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