Expo « Éblouissante Venise! » au Grand-Palais. Les derniers feux de la Sérénissime?

Découvrez ce qui vous attend dans l’exposition « Éblouissante Venise! Venise, les arts et l’Europe au XVIIIe siècle », qui vient de s’ouvrir dans les Galeries nationales du Grand-Palais à Paris. Du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019.

Héritière de longs siècles de domination sur la Méditerranée, la Venise du XVIIIe siècle perd petit à petit de sa puissance politique et commerciale et de son influence.

Mais Venise fascine toujours l’Europe. Son site, ces îlots transformés en cité monumentale, son régime politique, ses traditions artistiques et musicales, son carnaval, la rendent singulière et attractive. La République de Venise est encore une puissance, riche de son histoire, et figure encore parmi celles qui comptent en Europe. On y vient de partout pour ses fêtes brillantes, l’opéra et les concerts.

La cité traverse aussi tout au long du siècle une série de crises, tant économiques que sociales, qui provoquent son déclin et précipitent sa chute en 1797 devant les armées de Bonaparte.

En dépit de ce contexte difficile, un optimisme et une certaine joie de vivre animent cette Venise du XVIIIe siècle. Une vitalité exubérante s’empare de la ville dans tous les domaines artistiques. Peintres (Rosalba Carriera, Pellegrini, Marco et Sebastiano Ricci, Piazzetta, Canaletto, Bellotto, Giambattista Tiepolo…), sculpteurs (Corradini…) et décorateurs sont alors parmi les plus brillants de la scène italienne. Compositeurs, dramaturges, instrumentistes et chanteurs sont célèbres dans toute l’Europe. C’est ce dernier âge d’or que cette exposition entend retracer en mettant l’accent sur l’influence des artistes vénitiens en Angleterre, en France, en Allemagne et en Espagne. Elle rappelle également la puissance du mythe qui transparaît dans leurs œuvres inspirées par cette Sérénissime, joyeuse, sensuelle et décadente.

Part. du Menuet de Carnaval, Giandomenico Tiepolo, 1754-55, Musée du Louvre, Paris.

Au-delà des beaux-arts, c’est enfin l’atmosphère festive des derniers feux d’une civilisation que cette exposition voudrait restituer. C’est dans cet esprit que la scénographie en a été confiée à Macha Makeïeff, metteur en scène reconnue à l’invention joyeuse. Celle-ci l’a enrichie des arts du spectacle : théâtre, musique et danse, associés pour la première fois dans une exposition au Grand Palais, tous les mercredis entre 20h et 21h30, du 3 octobre au 16 janvier.

Catherine Loisel, commissaire de l’exposition, nous donne ici un aperçu de la diversité des œuvres exposées et de la manière dont elles sont présentées. Peintures, sculptures, costumes, objets d’art, et instruments de musique, sont autant de témoins de la prodigalité artistique de la ville au siècle des lumières.

P.S. Pour des questions de droits, je ne peux pas publier les photos des oeuvres qui m’ont le plus intéressées lors de ma visite de l’exposition de ce jour. Par contre, voici le lien de la critique de « La Tribune de l’art » dont les articles, sans langue de bois, sont toujours intéressants.

1 COMMENTAIRE

  1. Un articolo che è un duetto: flauto e violoncello, quest’ultimo con toni profondi fa circolare una musica vibrante che contrasta con le note alte del flauto. Bello mettere a confronto melodie diverse ed entrambi interessanti.

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