Caso Cesare Battisti. La sinistra francese deve fare l’autocritica? Dite la vostra!

«Errements de la gauche intellectuelle… Il y a quelques années, une escouade d’écrivains, de penseurs et d’artistes se sont mobilisés en faveur de Cesare Battisti, condamné en Italie pour quatre meurtres dont on l’accusait d’être l’auteur ou le complice. L’affaire donna lieu à de nombreux textes indignés ou sarcastiques dirigés contre les autorités italiennes, puis françaises, quand il a été question d’extrader Battisti.

Cesare Battisti / AFP / Miguel SCHINCARIOL

Las ! Non seulement la justice italienne a démontré qu’elle avait contre lui un dossier solide, mais l’intéressé lui-même a admis samedi, après avoir clamé son innocence pendant quelque trente années, qu’il était bien le meurtrier désigné par les juges. Terrible contre-pied», scrive Laurent Joffrin il direttore di Libération nel suo articolo/commento del 26 marzo 2019 intitolato “Battisti et la gauche française”.

Joffrin pone una domanda : «comment ne pas reconnaître pour ce qui concerne la France que cette mobilisation, après avoir occupé un large espace médiatique, avait quelque chose de gravement frivole, ou bien de dangereusement naïf ? Certains ont défendu Battisti – “Libération” notamment – au nom du respect de la parole de la France.  […]

Testo completo QUI

Come rispondete voi lettori di Altritaliani ? Che riflessioni vi ispira questa vicenda? Vi chiediamo solo tre cose:
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A voi la parola, in italiano o francese !!! Per partecipare al dibattito potete scrivere a redazione(@)altritaliani.net o inserire il vostro commento in fondo alla pagina.

8 Commentaires

  1. Comme quoi un certain nombre d’intellectuels français, avant de crier au scandale et de parler d’une justice-vendetta, auraient mieux fait de s’informer au lieu de se lancer à corps perdu dans la défense d’un assassin doublé d’un maître dans l’art du mensonge… qui les a tous roulés dans la farine:

    Ospite di un festival a Ca’ Foscari a Venezia, lo scrittore francese Daniel Pennac si pente pubblicamente per avere dato il suo appoggio al terrorista con una lettera scritta il 19 febbraio 2004. « Sono stato uno stupido, ho avuto torto ». (Il Fatto quotidiano del 7 aprile 2019)
    https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/04/07/pennac-chiede-scusa-per-avere-difeso-battisti-e-stata-una-grande-idiozia-non-pensavo-potesse-essere-un-cosi-brutto-ceffo/5092837/?fbclid=IwAR2jieBE3ViShC1hMHUa3_k-LTjKXNNks3mM-Xw1UF-a0whzA9Vkt3usEQ0

    • Bravo Marguerite! Comme on peut le constater sur ce même site, les rangs des troupes idéologiques – prêtes à donner l’assaut à toute réalité qui oserait contredire leurs schémas surannés – compte encore des membres chevronnés …

  2. S’il avait vécu pendant la guerre froide, Monsieur Tarting, soucieux par-dessus tout de ne pas mettre en cause ses totems idéologiques, se serait peut-être voilé les yeux devant les ‘purges’ staliniennes. Aujourd’hui, il semble éprouver des difficultés sérieuses à reconnaître les réalités factuelles, ainsi qu’à assumer les erreurs – tout aussi grotesques que tragiques – du front bobo ‘sauvons le soldat Battisti’ mené par la pasionaria des salons parisiens (Elisée y compris) C. Bruni. Triste conclusion de cette affaire, plutôt honteuse pour les intellos français, emmurés dans un monde qui n’a aucun mal à les contredire, se moquant allègrement de leurs titres, académiques et éditoriaux.

    • Contrairement à vous, Monsieur Tarting signe de son nom, cher Giuseppe. Et il n’est ni stalinien ni, comme vous dites également, bobo, ni carlabrunien. Il essaie tout simplement de réfléchir et vous invite à relire, ligne à ligne, ce qu’il a écrit. Lire ligne à ligne, c’est son métier, qu’il continue d’exercer. Il s’agit d’un métier difficile, qui ne passe pas tout à fait par la satisfaction de la réaction épidermique ni la tranquillité de la vengeance. Et certainement pas par la moquerie et le très désagréable anti-intellectualisme dont vous faites montre dans ces quelques ligne (à partir de quelle identité, quelle “légitimité”, Giuseppe ?). Les vengeurs de la dernière heure, on sait où ça mène. (“Vous voulez un maître, vous l’aurez” – Lacan.) Ce maître, vous l’avez déjà.
      Bien cordialement,
      Christian Tarting (qui, lui, ne se moque pas de vous, et certainement pas allègrement)

  3. Peut-on mieux faire que Le Canard enchainé du 3 avril 2019 sous le titre « Supporter Battisti »?
    Citation:
    « Voilà renvoyés au rôle d’idiots utiles les français qui avaient manifesté pour éviter son extradition. A commencer par François Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, qui s’était précipité en février 2004 pour aller le réconforter à la prison de la Santé. Ou le maire de Paris Bertrand Delanoë, le mettant, en mars 2004 sous la protection de la Ville. Sans parler des artistes et intellectuels réunis derrière la romancière Fred Vargas ….. estimant que la condamnation de leur héros prouvait l’existence de lois d’exception en Italie ».

  4. Quant à Battisti, il faudrait tout de même se poser sérieusement la question – c’est bien le cas de le dire ! – des conditions de l’aveu. Il n’y a, apparemment, que (bien) peu de gens à se la poser aujourd’hui, celle-ci.
    Autre question, tout aussi importante : ne voit-on pas, ne veut-on pas voir que Battisti est spectaculairement arrêté au moment où la clique fasciste (non pas d’extrême droite : fasciste) de Bolsonaro – lui qui pense que le nazisme appartient à la gauche !!! – prend le pouvoir au Brésil et fait ainsi une sorte de cadeau d’adoubement sur les terres du pire totalitarisme xénophobe (et misogyne et homophobe, et culturellement et économiquement crétin) à Salvini ? La curée est savamment organisée au bénéfice des pires personnes – c’est-à-dire au bénéfice du pire, qui malheureusement risque de ne plus tarder, déjà en Italie.
    Un peu de raisonnement – non de raison : de raisonnement – ne ferait sur ces points de mal à personne.
    Attention à l’esprit de vengeance, au si joli conditionnement idéologique, et à ses conséquences : mes si chers amis Italiens ont déjà, et comme j’en suis marri, la gueule de bois. La prochaine étape risque d’être, tout bonnement, celle de l’huile de ricin…

    Christian Tarting
    directeur des éditions chemin de ronde
    professeur émérite des universités (esthétique et philosophie de l’art, Aix-Marseille)
    écrivain
    &
    quant à ceux qui tentent de faire pièce à la curée :
    Lettre ouverte à Hugues Jallon, Président des éditions du Seuil, à propos de Cesare Battisti de Serge Quadruppani du 2 avril 2019 :
    https://lundi.am/Lettre-ouverte-a-Hugues-Jallon-President-des-Editions-du-Seuil-a-propos-de
    &
    j’espère que l’on comprendra la valeur dialectique de ce message – mais je ne me fais pas, en l’occurrence, de grandes illusions.

  5. On a beaucoup souligné la posture morale arrogante d’une certaine gauche française, celle qui a défendu Battisti. Française vivant en Italie depuis plus de vingt ans, et qui ai souvent entendu les Italiens se plaindre du sentiment de supériorité des Français en général, je crois de plus en plus que cela vient aussi d’une grande ignorance des « intellos germano-pratins », comme on les désigne, et des intellectuels français en général, qui ont du mal à simplement observer le monde. À force de penser qu’ils sont encore le phare de la pensée universelle – ce dont on les a persuadés depuis Zola – ils sont incapables de se remettre en question. Or le rôle de l’intellectuel est de douter, pas d’asséner ses vérités, surtout quand elles reposent sur du sable…

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