Le dernier pour la route (Le città di pianura), un film de Francesco Sossai

Cinéma italien. Sortie dans les salles françaises le 8 avril.

“Le Dernier pour la route” est le deuxième long-métrage de Francesco Sossaï après Altri cannibali (2021). Il a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025. Depuis, le film est sorti en Italie, a voyagé dans de nombreux festivals internationaux et français et, même s’il s’agit d’un film atypique, jouit d’une très bonne presse et parcourt un joli petit bout de chemin. Je l’ai vu et il m’a beaucoup plu. Allez-le voir !

Il se présente sous forme de comédie sociale douce-amère à l’italienne qui rappelle certains films de Monicelli des années ’60-’70 (“Amici miei”) ou encore les “Vitelloni” de Fellini. Les personnages, un sacré trio, sont tous des anti-héros.

Le film nous entraîne dans un road-movie introspectif, plein de tendresse, de dérision, d’humour à travers la Vénétie. Ce territoire en pleine mutation joue un rôle central dans ce film dont les trois thèmes clés et fils conducteurs sont l’alcool, l’amitié et l’architecture. Et oui, dans ce  “dernier pour la route”, vous vous en doutez vu le titre, on boit beaucoup !

Résumé du film :

Carlobianchi et Doriano (les excellents Sergio Romano et Pierpaolo Capovilla), deux cinquantenaires oisifs, fauchés, désabusés, errent la nuit en voiture de bar en bar, obsédés par l’idée d’un dernier verre, lorsque à Venise ils croisent la route de Giulio (Filippo Scotti), un étudiant en architecture aussi timide que naïf. Entre confidences et gueules de bois, cette rencontre inattendue avec ces deux mentors improbables va bouleverser la vision que Giulio porte sur le monde, l’amour et son avenir. Giulio va découvrir des aspects de la vie qu’il ne connaissait pas. Carlobianchi et Doriano, eux, vont découvrir des lieux architecturaux qu’ils ne connaissent pas.

Qu’aimeriez-vous que les gens retiennent de votre film, a-t-on demandé au réalisateur Francesco Sossaï à Cannes ? J’aimerais, a-t-il répondu, que les gens se souviennent tout d’abord de mes fantastiques acteurs et qu’ils emportent avec eux l’atmosphère que l’on retrouve dans le film, celui de la joie des petites aventures, des petites odyssées qui définissent notre expérience de la vie.

Tutti al cinema!

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Evolena
Michèle Gesbert est née à Genève. Après des études de langues et secrétariat de direction elle s'installe à Paris dans les années '70 et travaille à l'Ambassade de Suisse (culture, presse et communication). Suit une expérience associative auprès d'enfants en difficulté de langage et parole. Plus tard elle attrape le virus de l'Italie, sa langue et sa/ses culture(s). Contrairement au covid c'est un virus bienfaisant qu'elle souhaite partager et transmettre. Membre-fondatrice et présidente d'Altritaliani depuis 2009. Coordinatrice et animatrice du site.

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