Mardi 14 janvier à 19 heures, l’équipe de La Libreria, 89 rue du Faubourg Poissonnière, Paris 9e, en collaboration avec les Editions Points Seuil, vous invite à une rencontre avec
RENÉ DE CECCATTY
qui présentera sa
nouvelle traduction de
LA VITA NUOVA de DANTE
En compagnie de Carlo Ossola, professeur au Collège de France
N’est-ce pas le meilleur moyen de commencer cette nouvelle année que de parler de sublime amour ? Après la Divine Comédie et Le Banquet, René de Ceccatty nous propose sa belle traduction fluide de l’ouvrage de jeunesse de Dante Alighieri dans lequel il décrit le bouleversement qu’a été sa rencontre avec Béatrice, complétant ainsi son effort de rendre un accès beaucoup plus aisé et plus large à l’œuvre de Dante, au lectorat français.
René de Ceccatty, écrivain, éditeur et traducteur, fin connaisseur s’il en est de l’Italie et de sa littérature, sera accompagné du professeur Carlo Ossola, ce qui nous promet une lumineuse et dantesque soirée !
Soyez nombreux. La rencontre se déroulera en français et s’achèvera sur un verre amical.
LE LIVRE:
Dante, La vita nuova et autres poèmes, nouvelle traduction de René de Ceccatty, collection « Points », Seuil, 276 p, 11€.
Extrait : chapitre XVIII (fin, p. 71)
“Alors ces dames commencèrent à parler entre elles. Et comme on voit tomber l’eau mêlée de belle neige, il me sembla entendre leurs paroles sortir mêlées de soupirs. Et après qu’elles eurent conversé ensemble, cette dame qui m’avait auparavant parlé me dit encore: « Nous te prions de nous dire où réside ta béatitude ». Et moi, lui répondant, je dis simplement : « Dans ces mots qui louent Madame ». Alors celle qui me parlait me dit : « Si tu nous disais vrai, ces mots que tu nous as adressés à ce propos en décrivant ta condition, tu les aurais autrement formulés ». Alors, y réfléchissant, je les quittai presque honteux et me disais à moi-même : « Puisque tant de béatitude réside dans ces mots qui louent Madame, pourquoi mes propos ont-ils été autres ? » Aussi décidai-je de prendre pour sujet de mes discours toujours ce qui serait une louange de cette très noble dame. Et, y pensant fort, je me dis que c’était un sujet trop élevé pour moi, de sorte que je n’osai commencer. Et je demeurai ainsi avec le désir de dire, mais la peur de commencer.”