Altritaliani
Parlement européen, le 20 septembre 2011

Présentation à Bruxelles du livre ‘Lombardi et le flamant rose’ de Carlo Patrignani

sabato 10 settembre 2011 di La Redazione

Après sa présentation à Paris en juin dernier, le livre de Carlo Patrignani ‘Lombardi et le flamant rose’ (Lombardi e il fenicottero), Editions ‘L’Asino d’oro’, sera au centre d’un débat public qui a pour titre «L’échec du néolibéralisme et de l’utopie d’une société différemment riche". La rencontre aura lieu au Parlement Européen - Bâtiment Altiero Spinelli - Salle A3H-1 – à Bruxelles – Mardi 20 septembre de 17.00 à 19.00h. Y participeront d’importantes personnalités :

Gianni PITTELLA, vice-président du Parlement européen, Catherine TAUTMANN, chef de la délégation PSF au Parlement européen, Antonio PANZERI, député européen du Parti démocrate italien, Guglielmo EPIFANI, président de l’Association Bruno Trentin; Anna PETTINI, professeur agrégé d’économie politique de l’Université de Florence; Andrea VENTURA, Economiste, de l’Université de Florence . Modérateur: Mark ZATTERIN, journaliste de ‘La Stampa’. En présence de l’auteur.

Riccardo Lombardi (1901-1984) fut un important leader de la gauche socialiste italienne. Homme intègre, intellectuel visionnaire, grande figure de la Libération, il fut un politicien atypique et encombrant. Le livre de Carlo Patrignani permet également de redécouvrir sa compagne, Ena Viatto, le "fenicottero" (flamand rose), femme de culture, ex-militante communiste qui fut à ses côtés toute une vie.

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« LOMBARDI ET LE FLAMAND ROSE »

« Être de gauche aujourd’hui ne peut que dépendre d’un choix précis de classe, c’est-à-dire d’un choix anticapitaliste : c’est le discriminant minimal au-delà duquel on peut parler de tout, on peut parler d’amis, de possibles alliés, de compagnons, de ce que vous voulez, mais on ne peut pas parler de gauche ». Cette considération, faite en 1977 par Riccardo Lombardi, est ‘terriblement‘ actuelle et très actuel aussi est le fait que « le capitalisme est devenu trop coûteux pour l’humanité : il considère tout en termes d’argent, de salaire, comme si le bonheur pouvait dépendre de la différence des rétributions. Nous pouvons peut-être penser que c’est grâce à ces considérations et à d’autres encore extrêmement hérétiques, à la rigueur et à l’honnêteté intellectuelle qui ont caractérisé sa vie politique et humaine, si le livre ‘Lombardi et le flamand rose’ – Editions L’Asino d’oro – a été accueilli positivement.

Après plus d’une année de sa publication, le 21 janvier 2010, le livre suscite encore l’intérêt du monde politique et culturel comme le témoignent plus de trente présentations. Ou mieux encore, la curiosité de découvrir, de connaitre Ena Viatto, le ‘flamant rose’, la femme avec laquelle Lombardi a vécu la Résistance, la Libération, la République, pendant 52 longues années. « Et si c’était à refaire, je le referais », a déclaré fière Ena. Ou peut-être encore, c’est pour avoir récupéré quelque chose qui a été perdu et/ou effacé : c’est-à-dire une ‘mémoire individuelle et collective’ face à un des plus importants protagonistes du socialisme italien et européen, ‘le réformiste d’antan’ comme l’appelaient les socialistes français.

Et Gilles Martinet, le fondateur du ‘Le Nouvel Observateur’ et l’auteur de ‘La conquête des pouvoirs’ où il a cité ‘le réformisme révolutionnaire’ de Lombardi, a déclaré : « Il sera une référence inestimable quand, après sa récente défaite, la gauche italienne entreprendra le processus de son renouvellement, de sa renaissance: sa réforme visant à une réelle transformation de la société dans une perspective socialiste, mais aussi dans le contexte du monde moderne ».

Ou peut-être encore, c’est pour avoir proposé à la gauche un nouvel espoir , bien compris par de nombreux participants lors des présentations du livre: une société plus riche, puisque différemment riche, n’est pas aujourd’hui une utopie, mais une possibilité concrète permettant, une fois satisfaits les besoins matériels nécessaires à la survie, la réalisation des exigences non matérielles, indispensables à la formation d’une identité libre, personnelle et originale parce que les êtres humains sont tous égaux à la naissance mais ils deviennent différents avec leur identité : et la plus grande réalisation humaine est dans la relation homme-femme.

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Riccardo Lombardi et sa femme Ena Viatto, 1961. Photo Archivio storico Luce.


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