Altritaliani

Livres italiens en traduction française. Noel 2017.

mercoledì 13 dicembre 2017 di Carla Cristofoli

Voici pour vous une sélection de livres à offrir à Noël. Une liste pour ceux d’entre vous qui aiment lire des auteurs italiens traduits en français. Ce sont des suggestions de nos libraires de confiance : La Libreria, Rue du Faubourg Poissonnière, ou La Tour de Babel, rue du Roi de Sicile dans le Marais. Une sélection des dernières sorties en France d’auteurs italiens de grand talent auprès de maisons d’édition françaises toujours très attentives aux nouveautés éditoriales italiennes.

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Italo Calvino, Leçons américaines, Gallimard.
Six propositions pour le prochain millénaire.

Trad. de l’italien par Christophe Mileschi
Traduction nouvelle
Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : 23-11-2017

«Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d’un nouveau millénaire. Pour le moment, je n’ai pas l’impression que l’approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s’achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l’Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu’il a vu l’objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s’achever, c’est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s’interroge sur le sort de la littérature et du livre à l’ère technologique dite postindustrielle. Je n’ai guère envie de m’aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l’avenir de la littérature tient à ce que je sais qu’il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à cœur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire.»

Ces «propositions pour le prochain millénaire» sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.

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Lorenza Foschini, La princesse de Bakounine, Gallimard.

Trad. de l’italien par Karine Degliame-O’Keeffe
Collection Quai Voltaire, La Table Ronde
Parution : 21-09-2017

Zoé Obolenskaïa appartient à la très haute noblesse russe. Mariée à un prince insipide, mère aimante de cinq enfants, la princesse se sent à l’étroit à la cour du tsar. Dans les années 1860, elle trouve enfin une excuse pour prendre le large et embarque pour l’Italie. Après un séjour à Venise, Zoé établit ses quartiers à Naples, où elle fait la connaissance d’un autre Russe en exil, Mikhaïl Bakounine, l’anarchiste qui fait trembler l’Europe. Alors que tout a l’air de séparer cette héritière richissime et ce rescapé des camps de Sibérie à la mise négligée et à la carrure d’ours, les deux se lient instantanément d’une amitié qui prend parfois l’allure d’une relation amoureuse. Conquise par les discours du révolutionnaire, la princesse embrasse peu à peu sa cause et devient l’un des piliers du mouvement anarchiste européen, finançant Bakounine et ses disciples.
Lorenza Foschini reconstruit la figure complexe de celle qui inspira à Tolstoï Anna Karénine et à Henry James La Princesse Casamassima. Une histoire captivante qui reflète les conflits et les passions d’une époque.

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Alessandro Piperno, Là où l’histoire se termine, Liana Levi Editions.

traduit de l’italien par Fanchita Gonzalez Batlle
«Littérature étrangère»
Date de parution : 31-08-2017

Romains depuis plusieurs générations, les Zevi comptent parmi leurs ancêtres penseurs, avocats, scientifiques et même un rabbin! Seule fausse note dans ce concert de bienséance, Matteo, incorrigible hâbleur. Dans les années 1990, il s’est rué avec légèreté dans deux mariages successifs et une accumulation inconsidérée de dettes. Ne parvenant pas à les rembourser, il a quitté l’Italie pour Los Angeles. Seize ans plus tard, le voici de retour à Rome. Ses deux enfants l’attendent sans l’attendre, tandis que Federica, son ex-femme, essaye de recoller les morceaux en éternelle Pénélope. Le revenant, résolu à dévorer la vie par les deux bouts, se jette sans retenue dans les retrouvailles avec la Ville éternelle, qui plus que jamais conjugue beauté et délabrement. Et la vie reprend son cours léger et futile, jusqu’à l’inévitable collision avec l’Histoire.

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Pietro Grossi, Le passage, Liana Levi Editions.

traduit de l’italien par Nathalie Bauer
Date de parution : 06-04-2017

Ça y est. À l’instant précis où il reçoit un coup de téléphone de son père, Carlo sait que le moment de vérité est arrivé. Treize ans qu’il se tient loin de lui, de ses grognements, ses débordements, ses accès de colère. Sept ans qu’il tente de se construire une vie normale, avec femme, enfants et travail régulier, loin de la mer et des embarcations sur lesquelles ils naviguaient ensemble. Et voilà que cet appel au secours vient tout chambouler : convoyer un bateau du Groenland au Canada, le long du légendaire passage du Nord-Ouest, ne peut se faire qu’à deux... Après un instant de doute, Carlo décide de remonter à bord.
Pietro Grossi, avec l’expérience de ceux qui ont grandi sur la mer, nous embarque vers une «zone limite du monde qui révèle notre véritable essence.»

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Ilaria Gaspari, L’éthique de l’aquarium, Editions de Grenelle.
Collection Roma Livres
Parution: Octobre 2017

Gaia fait retour à Pise, dix ans après la fin de l’université. Elle retrouve ses amis et son grand amour du temps de l’université; mais sur cette rencontre inattendue pèsent les années qui se sont écoulées, la distance et la mort d’une ancienne camarade, Virginia, décédée dans des circonstances mystérieuses. Un roman d’amour et de mort loin des lieux communs, dans lequel Ilaria Gaspari donne corps à la ville de Pise dans un conte de fées sombre, poétique et symbolique et grace à un style qui dose savamment rythme et tension et une grande poésie autant dans les mots que dans les images.

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Luca Di Fulvio, Les enfants de Venise, Slatkine & Cie.

Traduit par Françoise Brun
Parution: 2017

Un pavé de 700 pages porté par un formidable souffle romanesque, qui nous entraîne sans répit de Rome à Venise, en passant par Mestre, de l’automne 1515 à l’été 1516.
Après l’Amérique des années 20, c’est cette fois-ci la Venise de la Renaissance que l’auteur va choisir comme cadre et comme ancrage de son récit ; un récit à couper le souffle qui reprend certains motifs déjà présents dans le Gang des rêves. Des jeunes gens qui feront tout pour réaliser leurs rêves les plus fous; l’amour qui s’affranchit de tous les obstacles, même les plus insurmontables; la misère et la violence sociale en toile de fond, mais décrite toujours avec justesse et sans voyeurisme; la question, enfin, de l’identité et de l’être au monde. Pour porter l’intrigue aux multiples rebondissements, le narrateur se démultiplie, l’histoire est racontée par plusieurs personnages, dont les destins sont irrémédiablement liés : un jeune voyou, pickpocket à ses heures perdues, une jeune fille juive qui possède un talent singulier et sans limites, son père enfin, avec qui elle entretient une relation difficile mais pleine d’amour…

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Paolo Cognetti, Les huit montagnes, Stock.

Traduit de l’italien par Anita Rochedy
Collection : La cosmopolite
Parution : 23/08/2017
Prix Strega 2017

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. »

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé – et son avenir. Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage et de filiation.

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Giorgio Pressburger

Giorgio Pressburger s’est éteint le 5 octobre 2017. Né en 1937 dans une famille juive décimée par les nazis, il a passé son enfance et son adolescence à Budapest. En 1956, après l’insurrection contre le régime soviétique, il quitte clandestinement la Hongrie et s’exile en Italie. Il adopte la langue italienne pour écrire. Lire la suite…
Marguerite Pozzoli, directrice de la collection italienne d’Actes Sud, amie et traductrice française de Giorgio Pressburger nous conseille de l’aborder avec la lecture de Les jumeaux ou

Giorgio PRESSBURGER, L’Horloge de Munich, Actes sud.
Hors collection ; Novembre, 2005
traduit de l’italien par Marguerite POZZOLI.

Au détour d’un vieux livre, le narrateur se découvre trois ancêtres : Marx, Heine et Mendelssohn - un révolutionnaire, un poète et un musicien. Saisi d’une sorte de vertige, le voilà plongé dans la quête de ses racines ; elle le mènera au centre de la fabuleuse Mitteleuropa, mais aussi au centre de la vie, puisque toutes les existences, même les plus modestes, forment une chaîne qui mêle aux héros célèbres des gens obscurs, mais non moins dignes d’intérêt.
Dans la grande tradition hébraïque, Giorgio Pressburger nous convie à rencontrer des personnages émouvants, créatures à la dérive dans un monde à la dérive, marqué à jamais par le sceau de l’Holocauste, et par la faillite des idéologies. Voici tour à tour l’oncle François, morphinomane excentrique et désespéré, le rabbin de Cifer, qui noue avec Dieu un pacte catastrophique, ou encore l’oncle Gustave, révolutionnaire amoureux de Maupassant. Et même un chien fidèle à ses maîtres morts en déportation, et qui continue à monter la garde devant une maison vide... Mais c’est l’avant-dernière histoire, "L’horloge de Munich", qui livre le sens de l’œuvre : à travers un cadeau fait par une vieille dame à ses quatre neveux, dispersés sur divers continents, le fil de la mémoire et la lueur de l’âme, si ténue soit-elle, s’affirment envers et contre tout.

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Intervista a Italo Calvino durante il suo soggiorno a Parigi: ’La biblioteca ideale e la babele linguistica’.


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