Altritaliani
En partenariat avec le cinéma Le Champo, Paris 5e

Une journée particulière, un film d’Ettore Scola

avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni (1977- copie neuve – vost)
martedì 16 giugno 2009 di Evolena

Comment gagner ? Soyez rapides et attentifs !

Le cinéma Le Champo offre à nos lecteurs 10 invitations pour 2 personnes valables à toutes les séances, au jour de votre choix, du 17 au 30 juin inclus, pour UNE JOURNEE PARTICULIERE (sortie le 17 juin).

Gagneront ces places : les premiers qui se seront inscrits en écrivant un e-mail à l’adresse cinepromotion@free.fr


Une confirmation de l’invitation vous sera envoyée à votre adresse mail.

Le JEU-CONCOURS continuera tout au long de l’été car le CHAMPO a prévu pour la période estivale toute une programmation de films italiens


8 juillet - AFFREUX,SALES ET MECHANTS de Ettore Scola
17 juillet - LA CIOCIARA de Vittorio de Sica
29 juillet - HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN de Vittorio de Sica
29 juillet - SIGNORI E SIGNORI de Pietro Germi
12 août - NUITS BLANCHES (le Notti bianche) de Luchino Visconti

LE CHAMPO 51, rue des Ecoles à Paris 5e Tél. 01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04
www.lechampo.com ; cinepromotion@free.fr


Métro : Odéon / Saint Michel / Cluny / Luxembourg
Voir les horaires des séances sur le site du Champo

A LIRE AUSSI :

ELLE ET LUI
Par Antoine de BAECQUE

publié dans le magazine L’Histoire n°343 – Juin 2009
Ettore Scola, Une journée particulière , 1977, en salles le 17 juin.

Femme au foyer, elle est retenue chez elle. Homosexuel, il est consigné dans son appartement... Le fascisme dénoncé par Ettore Scola.

Rome, le 8 mai 1938. Hitler vient renforcer son alliance avec Mussolini. L’Italie vit sa seizième année de fascisme, fuite en avant vers la guerre et toujours plus d’autoritarisme : lois raciales, militarisme à outrance, culte du chef. Plan rapproché sur un ensemble d’immeubles modernes regroupés autour d’une cour, vidés de leurs locataires, partis assister à la cérémonie fasciste : via Dei Fori Imperiali, la puissance guerrière italienne doit défiler devant le Führer. Tous, sauf Antonietta, mère de famille nombreuse, et Gabriel, homosexuel consigné par la police dans son appartement. Tout les oppose : bonne épouse, mère dévouée, elle ne soupçonne pas même qu’on puisse être contre le Duce ; lui est un homme de radio évincé pour « inutilité sociale ». Les deux exclus de la fête fasciste vont faire connaissance puis se rapprocher.

Une journée particulière d’Ettore Scola, présenté en compétition au Festival de Cannes en 1977, est un film d’histoire, incontestablement. Un beau film aussi, très certainement. Et c’est justement au croisement de l’historique et de l’esthétique que se situe sa subtilité. Y coexistent quatre manières de montrer le fascisme. D’abord à travers le personnage joué par Sophia Loren (Antonietta), utilisée ici à contre-emploi : la star sensuelle de l’Italie glamour joue une femme prématurément vieillie, une victime à sa manière de l’idéologie familialiste du fascisme. Jusqu’à ce que sa rencontre avec Gabriel lui révèle ce qu’elle est : une martyre de la décérébration causée par un régime qui s’insinue partout. La couleur « fatiguée » du film, un sépia à la limite du noir et blanc, qui se pose sur le visage d’Antonietta est déjà une critique de la société fasciste.

Et puis il y a Gabriel, incarné par Marcello Mastroianni, qui lui aussi joue à contre-emploi. L’habituel tombeur de ces dames figure ici un homosexuel effacé et élégant, exceptionnel de sensibilité. Gabriel a longtemps vécu en compromis avec un régime qui le laissait travailler à la radio. Mais quand un homosexuel est découvert, on le déclare « défaitiste » et on l’écarte des emplois publics. Il est la victime d’un État broyeur de marginaux qui se durcit par l’exclusion et que les études récentes n’hésitent plus à renvoyer à une forme de totalitarisme.

Cette esthétique totalitaire, dans Une journée particulière , ce sont les murs et les sons qui la portent. L’îlot d’habitations formé par les immeubles construits autour d’une cour rectangulaire est à la fois espace d’exposition de l’idéologie fasciste et lieu de surveillance. Tout est visible, et tout est vu, par la concierge, veuve de noir vêtue, sans doute indicateur pour la police politique, l’OVRA, par l’ensemble des habitants aussi.

Enfin, les sons de la radio, entendue tout au long du film depuis la loge de la concierge, sont le quatrième personnage du film. Avec ses dithyrambes, ses hymnes, ses marches militaires, la radio est à la fois la voix du maître qui galvanise et un fond sonore que toute l’histoire d’ « Une journée particulière » vise à faire oublier. Mais on ne nie pas le fascisme : il revient, il s’insinue, il s’immisce, faisant de toute l’Italie une prison.


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